Le bone broth de bœuf , un bouillon pour soutenir et réconforter
En hiver, le corps réclame autre chose.Plus de chaleur, plus de profondeur, plus de douceur aussi. C’est souvent la saison où l’on se sent plus fatiguée, où l’énergie baisse et où l’on a besoin de plats qui tiennent au corps sans être lourds. Le bone broth, ou bouillon d’os, fait partie de ces préparations simples que j’aime avoir sous la main en hiver. Ce n’est pas une recette miracle, mais un vrai geste de cuisine nourrissante, que l’on peut boire, utiliser comme base de repas ou simplement savourer quand on sent que le corps a besoin de réconfort.
La recette de base – Bone broth de bœuf
Ingrédients
- Os de bœuf (avec un peu de moelle si possible)
- 1 oignon
- 2 carottes
- 1 branche de céleri (facultatif)
- 2 feuilles de laurier
- Quelques grains de poivre
- 1 à 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre
- Eau froide
- Sel (à ajouter en fin de cuisson)
Préparation
Déposez les os dans une grande marmite.
Ajoutez l’oignon coupé en deux, les carottes en morceaux, le céleri si vous en utilisez, le laurier et le poivre.
Couvrez largement d’eau froide, puis ajoutez le vinaigre de cidre. Il aide simplement à l’extraction pendant la cuisson.
Portez doucement à frémissement, écumez si nécessaire, puis laissez mijoter à feu très doux.
Au début de la cuisson, une mousse grisâtre peut apparaître à la surface du bouillon. Elle est principalement composée de protéines qui coagulent avec la chaleur, ainsi que de petits résidus naturellement présents sur les os. Cette mousse n’est pas dangereuse, mais elle peut rendre le bouillon plus trouble et parfois plus fort en goût. J’écume simplement les premières mousses quand le bouillon commence à frémir, puis je laisse cuire tranquillement sans chercher à tout retirer. L’essentiel se joue ensuite dans la cuisson lente.
Laissez cuire entre 8 et 12 heures, voire plus si vous le souhaitez. Plus le temps est long, plus le bouillon sera corsé.
En fin de cuisson, filtrez, puis salez à votre goût.
Comment je l’utilise au quotidien
En hiver, je ne me contente pas de “faire une soupe”. Je bois le bone broth tel quel, bien chaud, comme une boisson réconfortante.
Je l’utilise comme base pour des soupes, des légumes mijotés ou des sauces. Je le congèle en portions pour en avoir toujours sous la main les jours où je n’ai pas envie de cuisiner. C’est une base précieuse, simple, qui trouve facilement sa place dans la cuisine de tous les jours.
À propos du collagène et du bouillon d’os
On entend souvent dire que boire du bouillon d’os permettrait de “boire son collagène”. En réalité, le collagène contenu dans les os est transformé par la digestion en acides aminés et en petits peptides, comme toutes les protéines alimentaires.
Le bone broth n’agit donc pas comme un apport direct de collagène prêt à l’emploi, mais comme une base nutritionnelle intéressante, apportant des acides aminés, des minéraux et une chaleur nourrissante qui soutiennent l’organisme dans son ensemble.
C’est ensuite le corps qui utilise ces éléments selon ses priorités du moment : tissus, muscles, peau, articulations, énergie globale. Le bouillon d’os s’inscrit ainsi dans une approche de cuisine nourrissante et régulière, et non comme une solution miracle ciblée.
Adapter le bouillon selon les jours
Selon les jours, j’aime faire évoluer mon bone broth. J’ajoute parfois du gingembre frais pour son côté réchauffant, une ou deux gousses d’ail pour la profondeur de goût, ou une touche de curcuma avec quelques grains de poivre pour la chaleur et la couleur. Une petite branche de romarin peut aussi trouver sa place, utilisée avec parcimonie.
Certaines personnes font rôtir les os au four avant de les mettre à mijoter. Cela donne un bouillon plus foncé et plus corsé. De mon côté, je fais selon l’envie et le temps dont je dispose.
Avez-vous déjà préparé un bouillon d’os chez vous ? N’hésitez pas à partager vos usages, vos variantes ou vos astuces en hiver.