Peau qui tiraille en hiver : agir à la surface… et plus en profondeur
Vous connaissez cette sensation ? Vous sortez de la douche et votre peau semble avoir rétréci d’une taille. Ça tire, ça gratte, parfois ça rougit au moindre changement de température. Le réflexe est presque automatique : on attrape une crème plus riche, une huile, un baume. On tartine… et pourtant, quelques heures plus tard, l’inconfort revient.
En hiver, la peau ne réagit pas seulement à ce qu’on lui applique. Il y a ce qui se passe à l’extérieur, mais aussi tout un contexte intérieur lié à la saison, au froid, à la fatigue et au rythme plus lent de l’hiver.
Ce qui se passe vraiment en hiver
Pour comprendre, j’aime bien utiliser une image simple. Imaginez que votre peau est un mur de briques. Les briques, ce sont les cellules.
Le ciment qui les maintient ensemble, c’est ce qu’on appelle le film hydrolipidique, un mélange naturel d’eau et de gras qui protège la peau. En hiver, ce “ciment” est mis à rude épreuve. Le froid a tendance à figer le sébum, qui s’étale moins bien à la surface de la peau. Le chauffage, lui, assèche l’air ambiant et favorise l’évaporation de l’eau contenue dans la peau.
Résultat : le mur devient plus fragile, l’eau s’échappe plus vite, et la peau tiraille. Mettre une crème ou un baume aide, bien sûr. C’est un peu comme poser une protection sur le mur. Mais si l’équilibre global est fragilisé, la sensation d’inconfort peut revenir rapidement.
L’approche “in & out” : soutenir la peau dans son ensemble
Avec le temps, j’ai compris qu’en hiver, le confort de la peau se travaille sur deux plans.
De l’intérieur
En hiver, le corps est plus sollicité. On transpire moins, on boit parfois moins, on mange différemment. Certaines plantes sont traditionnellement utilisées pour accompagner cette saison, notamment pour apporter du moelleux, de la douceur et soutenir l’équilibre général.
La guimauve, par exemple, est connue pour sa richesse en mucilages. Je la vois un peu comme une forme de “crème interne” imagée : quelque chose qui apporte du confort et de la douceur aux tissus.
L’ortie, elle, est souvent utilisée pour accompagner les périodes de fatigue et soutenir l’organisme quand tout semble un peu à plat.
La camomille, enfin, est une alliée précieuse quand la peau réagit, rougit ou devient inconfortable, surtout quand le froid et le vent s’en mêlent.
Boire des infusions en hiver, ce n’est pas juste “boire de l’eau chaude”. C’est aussi une façon d’accompagner le corps dans cette saison exigeante.
De l’extérieur
En parallèle, la peau a besoin d’être protégée. En hiver, je privilégie des textures plus riches : huiles, baumes, soins enveloppants. C’est un peu comme mettre un manteau à sa peau avant de sortir. Les soins très aqueux ont tendance à s’évaporer vite ; les textures grasses aident davantage à limiter la perte d’eau et à préserver le confort.
Le geste Mama Herbalista
Un geste tout simple que j’aime particulièrement en hiver : quand je prépare une infusion de camomille ou de guimauve, je garde un peu de liquide. Une fois tiède, j’imbibe un tissu propre ou des compresses et je les pose sur le visage pendant quelques minutes. C’est un moment très doux, très cocooning. La peau est apaisée, plus confortable, et moi aussi. Rien de compliqué, juste un geste simple, fait avec ce que j’ai déjà sous la main.
En conclusion
En hiver, la peau parle souvent plus fort. Quand elle tiraille, ce n’est pas un défaut, ni un échec de votre routine. C’est un signal. Celui d’une saison qui demande plus de douceur, plus de protection, dedans comme dehors. Prendre soin de sa peau en hiver c’est écouter, ajuster, et s’accorder un peu plus de cocooning quand le corps en a besoin.
La guimauve, l’ortie et la camomille font partie des plantes que j’utilise l’hiver et que j’ai réunies dans ma trousse de base.
Contenu éducatif. Les usages des plantes s’inscrivent dans une démarche de bien-être et ne remplacent pas un avis médical.