À plat en Février ? Le guide de survie douce jusqu'au printemps.

Février est un mois particulier. L’hiver n’est pas terminé, mais l’énergie n’est plus la même qu’au début de la saison. Le corps fatigue plus vite, le moral peut devenir instable, et les gestes du quotidien demandent davantage d’effort. Ce ressenti est fréquent, et il ne traduit ni un manque de volonté ni un problème à corriger à tout prix. Il correspond à un moment précis de l’année, où le corps arrive souvent en bout de course après plusieurs mois d’adaptation.

1. Le point de bascule

Depuis l’automne, l’organisme s’ajuste en permanence. Il compose avec le froid, le manque de lumière, les changements de rythme, parfois les excès des fêtes, parfois le stress accumulé. Pendant des semaines, il tient, s’adapte, compense. Février arrive souvent comme un point de bascule, un moment où les réserves sont plus basses, où le système nerveux est plus sollicité, où la digestion peut devenir plus lente et où la peau tiraille davantage. Ce que l’on ressent alors n’est pas un dysfonctionnement, mais un signal de ralentissement.

2. Confondre "Soutenir" et "Stimuler"

Face à cette fatigue diffuse, le réflexe est souvent de vouloir stimuler davantage. Plus de café, plus de compléments, plus de solutions rapides censées relancer la machine. Sur le moment, cela peut donner l’illusion de repartir, mais sur la durée, cela demande au corps un effort supplémentaire alors qu’il exprime surtout un besoin de soutien. Le corps n’est pas une machine que l’on relance avec un bouton. C’est du vivant, qui fonctionne par cycles, par récupération et par ajustements progressifs. En fin d’hiver, il a rarement besoin d’être poussé. Il a besoin d’être accompagné.

3. La stratégie de la chaleur

À cette période de l’année, les gestes les plus simples sont souvent les plus efficaces. Manger chaud, par exemple, avec des plats nourrissants et réconfortants qui soutiennent la digestion sans l’alourdir. Boire autrement aussi, en ne se limitant pas à l’eau froide, mais en intégrant des tisanes, des infusions ou des boissons chaudes qui hydratent en profondeur et invitent naturellement à ralentir. Alléger ce qui surcharge inutilement lorsque c’est possible, et accepter de lever un peu le pied sans culpabiliser, fait aussi partie de cet accompagnement. Ce ne sont pas des solutions spectaculaires, mais des gestes répétés et constants, qui préparent le terrain pour le retour progressif de l’énergie.

Dans cette logique, certaines plantes peuvent accompagner le corps en fin d’hiver, non pas pour forcer un regain d’énergie, mais pour soutenir ses fonctions naturelles. Lorsque le corps est à plat en février, je choisis volontairement de m’appuyer sur peu de plantes, chacune ayant un rôle clair et identifiable. Cela permet de savoir plus facilement vers laquelle se tourner selon ce que l’on ressent.

4. Mes 5 piliers végétaux pour finir l'hiver

Voici celles qui constituent mon socle à cette période de l’année :

La camomille, lorsque la fatigue s’accompagne de tension, de nervosité ou de difficultés à trouver le sommeil. Elle aide le corps à se poser, soutient le système nerveux et accompagne aussi une digestion fragilisée par le stress.

L’ortie, lorsque l’énergie est basse sur la durée. Je l’utilise comme une plante de fond, qui accompagne les périodes où le corps semble vidé, sans chercher d’effet immédiat.

La guimauve, quand les muqueuses sont irritées ou asséchées par le froid, l’air sec ou les petits inconforts de l’hiver. Elle apporte du confort et une sensation d’enveloppement, souvent très appréciable quand le corps est fatigué.

Le romarin, lorsque la fatigue est surtout mentale, avec des difficultés de concentration, une sensation de lourdeur ou de brouillard. En soutenant les fonctions digestives et hépatiques, il aide le corps à retrouver plus de clarté et d’élan, sans stimulation excessive.

L’hibiscus, lorsque l’élan manque et que tout semble un peu terne. Il apporte une note plus vive, plus dynamique, tout en restant doux et agréable à intégrer au quotidien.

Ces plantes ont en commun d’être simples, polyvalentes et faciles à utiliser. Elles peuvent s’intégrer en infusion, dans la cuisine ou à travers des gestes réguliers, sans complexifier le quotidien. D’autres plantes peuvent bien sûr accompagner ponctuellement cette période, notamment pour le sommeil, la digestion ou la détente, comme le tilleul, la mélisse, le thym, le fenouil ou la verveine.

5. Construire sa "Base" avant de chercher plus loin

Dans ma pratique, je distingue toujours un socle de plantes essentielles, que l’on apprend à connaître et à utiliser dans la durée, et des plantes complémentaires que l’on ajoute ponctuellement en fonction des besoins. C'est exactement cette synergie que j'ai voulu capturer dans le coffret LA BASE. Pas de superflu, juste le socle solide dont votre corps a besoin maintenant

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